28.04.2006
LIBERTE ou EGALITE ?
UN CHOIX IMPOSSIBLE !
Il n’est que d’écouter les discussions en famille, les « brèves de comptoirs », les réflexions dans les groupes, les prises de parole aux émissions de radio ou de télévision, et lire certains articles dans nos journaux pour constater la lassitude de beaucoup de Français face aux décisions de nos dirigeants.
Plus marquant encore, les votes du 11 avril 2002 qui ont mis en avant, non pas les « petits partis » comme veulent nous forcer à le croire certains journalistes, mais bien notre volonté d’une nouvelle manière d’être dirigé, et le référendum concernant l’Europe conforte notre lassitude.
Lors de ces scrutins, nous avons alors montré notre refus des systèmes établis, ce que nos dirigeants semblent ne pas comprendre. En effet, devant une « gauche unie » qui n’a apporté qu’une vile démagogie (dont les 35 heures) et qui a démontré que l’unité à gauche est une utopie, la droite veut appliquer le même principe d’unité et répond par une UMP à pensée unique.
Résultat, un vote de contradiction le 28 mars 2004, confirmé le 13 juin 2004, ceci en opposition aux scrutins précédents; ces votes sanction étaient prévisibles car les Français en ont assez de la pensée unique du moment, qu’elle soit de droite comme de gauche.
Nos dirigeants nous proposent un système binaire qui correspond exactement à ce qui leur convient et surtout, leur donne le pouvoir temporaire en alternance : droite / gauche en France, démocrates / républicains aux USA, travaillistes / conservateurs en GB, etc.
Eh bien non, les Français (comme beaucoup d’autres pays démocrates) veulent être reconnus avec leurs idées changeantes mais respectueuses de leur histoire. Ils refusent le « OUI ou NON », le NOIR ou le BLANC et veulent toutes la palette, non seulement de gris mais de toutes les couleurs.
Alors, revenons à notre histoire.
Les frontispices de nos Mairies affichent les trois magnifiques emblèmes de notre République « Liberté, Egalité, Fraternité », la gauche en retient essentiellement un : que tous soient égaux tandis que la droite souhaite principalement la liberté ; ils nous proposent tour à tour l’une ou l’autre alors que nous voulons, non pas l’une ou l’autre, mais les trois, y compris la fraternité.
Persuadés de leur bon droit, nos dirigeants du moment nous mettent dans le moule qui leur convient et nous considèrent ou bien comme des êtres libres dans la limite des lois, ou bien comme des êtres égaux qui doivent tous penser comme la loi l’exige ; cela revient au même, nous sommes soumis à une bureaucratie drastique qui applique la loi. En fait, nos dirigeants nous imposent leurs idées (des lois qui résolvent la question du moment et concoctées dans le cercle restreint de l’hémicycle de l’Assemblée Nationale = voir le CPE !) sans admettre que nous, les Français, nous avons aussi des idées, et surtout que nous avons, autant que nos élus, les capacités pour comprendre les événements de notre monde.
En effet, chacun d’entre nous est mis en face des problèmes les plus complexes du monde grâce aux médias : radio, TV, quotidiens et hebdomadaires souvent très bien renseignés. Alors, ces mêmes Français réfléchissent, comprennent et jugent. Ils jugent surtout qu’ils veulent être écoutés et que, tout en étant différents les uns des autres, ils doivent vivre ensemble et hors de toute opposition binaire (droite/gauche).
Nous écouter entre nous, admettre que nous sommes tous différents, et obtenir une entente (un consensus), c’est la reconnaissance de l’autre : la Fraternité.
Fini l’alternance liberté ou l’égalité, nous tous, nous devons nous entendre et chercher ensemble un juste milieu entre les trois bases de notre République :
Liberté Egalité Fraternité.
Revenons encore à notre histoire.
Nos pères lors de la première création de la République ont voulu que le fonctionnement de la démocratie soit fondé sur un second triptyque :
Législatif, Exécutif, Justice.
Nous avons complètement dénaturé ce partage des pouvoirs :
Le législatif qui devrait être composé d’élus représentants des électeurs est aux mains des politiques qui sont surtout des représentants de partis issus d’un système unique : l’administration (la plupart de nos politiques sont fonctionnaires et pour être au plus haut, il est nécessaire de passer par l’Ecole Nationale d’Administration).
L’exécutif, doit gérer et appliquer la loi tout en évitant la bureaucratie ; les fonctionnaires représentent 25% de la population active, c’est trop. Ce qui est plus grave c’est que cet exécutif, soutenu par les élus-fonctionnaires s’arrogent le droit d’éditer cinquante fois plus de décrets, de règlements et de codes que de lois (seules décidées par les élus qui sont majoritairement des fonctionnaires) : le système tourne en rond.
La justice, qui devrait être indépendante est formée dans nos universités et dans les écoles spécialisées tenues par des professeurs à majorité partisane. Ils devraient juger en « leur âme et conscience » alors qu’en réalité une grande majorité ne fait qu’appliquer brutalement :
o une loi dictée par un fait ponctuel,
o des idées préconçues insufflées par les maîtres du parti vers lequel ils tendent.
Il en résulte une attaque des élus, parfois juste, parfois injuste, tout cela pour satisfaire des juges qui veulent défendre leurs principes politiques (ou peut-être leur réussite personnelle ?) alors qu’ils devraient être indépendants de tout préjugé.
Cela va plus loin encore lorsque la justice n’est pas la même d’une région à l’autre ; les délinquants, les vrais, ont des peines différentes pour un même crime dans un même contexte : il fait bon être dans la région parisienne, mais surtout ne pas faire de cambriolage à Rodez !. Eh oui, notre justice est injuste dans son application brutale des lois et ne tient pas compte des tenants et aboutissants. Le dernier scandale (affaire du 18 mai 2004) qui concerne l’accusation mensongère pour viol d’enfants est aussi une démonstration de cette « justice » partiale, partisane et aux idées légales préconçues, pire, le tribunal d’Outreau recommence lors d’une seconde affaire.
Retournons à l’application complète des bases de notre histoire.
Face à ces constats d’abandon du double équilibre entre trois grands principes, faut-il tout rejeter de notre démocratie actuelle ?. Certes non, mais nous devons astreindre notre constitution vers un juste milieu entre chacun des trois principes qui nous dirigent (Liberté, Egalité, Fraternité) et entre chacun des trois systèmes qui en assurent notre fonctionnement (Législatif, Exécutif, Justice).
Mais la recherche d’un juste milieu entre trois directions est beaucoup plus difficile que d’aller toujours plus loin dans l’application d’une seule idée sans écouter les idées des autres ! : la droite ou la gauche, et rien d’autre.
Aujourd’hui, chacun de nous croit avoir la vérité devant un problème ponctuel, puis se rend compte que d’autres proposent d’autres vérités. On se réunit par « groupe croyant à une vérité » et cela s’appelle un parti politique, un syndicat, un groupe de pensée, une profession (fonctionnaires opposés au privé), etc. Mais qui fait la synthèse de toutes ces vérités ? : personne.
Nos présidents de la République depuis 1974 croient savoir le faire et nous imposent un pouvoir absolu (heureusement limité dans le temps) que pourtant, les Français ont rejeté en 1789 : Nos élus qui s’essayent seuls à cette synthèse, ne peuvent intégrer toutes les connaissances et toute l’expérience nécessaires à proposer ce juste milieu recherché qui satisferait tous.
Nous, Français, devons suppléer à leur incapacité, créer des groupes de réflexion de toutes tendances pour accéder à une compréhension globale, nous écouter quelles que soient nos oppositions et répondre ensemble à la complexité des lois qui devront régir notre société.
STOP à cette démocratie où la pensée unique est la seule reconnue : celle de nos dirigeants du moment. Nous avons bien essayé l’alternance, chacun leur tour nos dirigeants nous ont déçu. Nous avons essayé la cohabitation, cela ne va pas mieux ; bientôt nous essayerons peut-être une présidence féminine, mais elle sort du même moule : l’ENA.
Ce qui est bien plus grave, c’est lorsque cette pensée unique nous est insufflée par des journalistes tendancieux qui croient détenir la vérité et donnent des avis alors que nous souhaiterions avoir des faits : les tortures en Irak, les massacres en Afrique (suite à notre colonisation et à notre volonté de diviser les ethnies pour mieux gouverner les pays), l’Afghanistan, ……..et tant d’autres crimes. Nos médias préfèrent masquer ces forfaits par le dernier résultat de l’OM, de l’OL ou du PSG ou par le dernier crime découvert par notre police. Mais ces abus des journalistes vont encore plus loin puisqu’en terme de justice le présumé coupable ne bénéficie même plus de la présomption d’innocence, que les grands de ce monde sont soumis aux contraintes du prochain article : en fin de compte, nous ne pouvons plus savoir la simple vérité.
Nous devons tendre vers une démocratie qui ne soit pas à « pensée unique »
Bousculons par une action tranquille (le Yang) les associations occultes (hétaires) qui nous dirigent.
Document de 27 pages sous « word » à la demande, à gyche-nd@wanadoo.fr
GYCHe
Gagner par le Yang Contre les Hétaires
gyche-nd@wanadoo.fr
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